Heureux ou malheureux ?
Revenant d'une longue et lourde traversée
Je m'approchais de la raide pente glissante
Tout en tremblant, les mains gelées rouges pendantes
Le front tout en sueur, le menton tuméfié
Les pieds trempés dans mes bleus souliers heurtés
Je sentai le vent violer ma peau frissonnante
Décidé à me diriger vers la descente
Qui me conduisait dans un univers glacé
Sans repère et perdu au milieu de la nuit
Je m'envole au creux des étoiles pleine de suie
Mon doux esprit libre s'évadant doucement
Pas à pas, je progresse sans penser à hier
C'est avec grâce que je dîne en lumière
Penché ; à travers ma feuille, je suis mourrant.