lundi 7 mai 2012

Le Pacte des Immortels, tome 1 de Eric Nylund

Nom de la saga : Le Pacte des Immortels

Titre : Le Pacte des Immortels (tome 1)

Auteur : Eric Nylund

Editeur : Castelmore

Date de parution : 9 sept. 2011

Prix : 14,90€

Pages : 440

Commandez sur : Amazon, Fnac 

Mon ressenti :


Le résumé : 

Pas facile de grandir parmi les dieux...

Deux familles ennemies ont conclu un pacte il y a de cela... plus ou moins l'éternité. Mais l'amour entre deux membres de ces clans rivaux va donner naissance à des jumeaux, et ce dans le plus grand secret.

Eliot et Fiona vivent avec leur grand-mère et les journées sont à mourir d'ennui : aucune distraction autorisée et un règlement à respecter à la lettre sous peine de sanctions atroces. Mais elle et leur arrière-grand-mère sont leur seule famille.

Sauf que... le jour de leurs quinze ans, un homme frappe à leur porte et prétend être leur oncle. Les jumeaux découvrent alors que leur famille est en parfaite santé, et qu'elle a hâte de les rencontrer... pour les tuer. Eliot et Fiona vont devoir accomplir des exploits héroïques imposés par les dieux et résister aux tentations des enfers pour sauver leur peau et prouver qu'ils méritent de rester en vie.

Mon avis :

Deux mois avant sa sortie environ, le premier tome de la nouvelle saga d'Eric Nylund (après Jack Potter et Halo) intitulée Le Pacte des Immortels faisait déjà du bruit sur la blogosphère. Les premières critiques étaient assez positives alors je me suis dit "pourquoi pas ?". Et Lorsque j'ai tenu le livre entre mes mains la première fois, j'ai été assez impressionné par son gabarit. Un gros pavé de 440 pages qui attend d'être dévorer ça fait toujours flipper. J'ai eu du mal à franchir le cap mais une fois que je l'ai fait, maintenant je peux dire que ...

C'est une grosse déception. J'en attendais peut-être beaucoup trop de ce premier tome à cause des remontées positives à son sujet. Il y a un vrai manque de maîtrise de certains éléments indispensables pour apprécier un livre à sa juste valeur (comme notamment plonger dans un univers qui reflète la présentation de l'éditeur, entrer dès les premières pages au cœur de l'intrigue). J'ai été ennuyé par de nombreux passages inutiles et j'ai dû attendre de dépasser la moitié du roman pour que je puisse enfin voir un petit bout de l'intrigue.


Dès les premières pages j'appréciais beaucoup découvrir le quotidien cauchemardesque d'Eliot et Fiona qui vivent chez leur adorable arrière grand-mère et leur Grand-Mère détestable. Cette dernière a instauré depuis leur plus jeune âge des règles qui les interdisent d'à peu près tout. En voici des extraits :

REGLE 11 : Est interdite toute tentative de reproduire la nature ou de créer des compositions abstraites par quelque méthode artistique que ce soit (traditionnelle, moderne, électronique ou autre procédé postmoderne). Pas de peinture, d'esquisse, de dessin, de griffonnage, de sculpture, de papier mâché, etc.

REGLE 34 : Pas de musique. Interdiction d'utiliser des instruments de musique (véritables ou improvisés) de chanter, de fredonner, de produire ou de reproduire un rythme ou une forme mélodique, par l'électronique ou tout autre moyen

REGLE 106 : Pas de rendez-vous galants, avec ou sans chaperon : ni à deux ni à quatre, ni d'aucune manière, même si chacun paie sa part.

Trois règles extraites du livres qui permettent déjà d'avoir un aperçu de l'enfer que vivent nos deux frère et sœur jumeaux au quotidien. C'est la raison pour laquelle mon impression de départ n'était pas mauvaise ; j'appréciais beaucoup découvrir cet "espèce" de mini-dystopie dans un univers réaliste. Pour moi, Eric Nylund était en train de poser les bases de son univers rationnel alors je ne me suis pas fait plus de soucis que cela et je me suis montré patient. Mais ma patience à des limites... Plus j'avançais dans le livre et plus j'avais l'impression de m'enfoncer dans un gouffre sans-fin ! L'ennui se ressentait beaucoup et  mon esprit vagabondait dans d'autres univers beaucoup plus agréables. C'est à ce moment là que ma lecture commençait à devenir un véritable enfer ; le plaisir n'était pas au rendez-vous.

Et ce sentiment ne s'est pas estompé lorsque l'intrigue a enfin montrée son petit doigt.

Le style d'Eric Nylund est troublant vis-à-vis de ses variances. Simple et complexe à la fois, il a su me déstabiliser je ne sais comment même si je pense que cela est dû en grande partie au feeling qui ne passait pas du tout.
Et pour les amoureux des descriptions vous trouverez votre bonheur avec ce roman puisqu'une multitude de choses "utiles" sont décrites et expliquées dans ce roman, (sauf les indispensables). Des descriptions qui ont été de trop pour moi.

L'univers décrit par l'auteur est au départ assez difficile à comprendre (notamment le pourquoi du comment la Grand-Mère de nos deux héros a mis en place des règles aussi strictes qui coupent au maximum les libertés d'Eliot et Fiona - et qu'est ce conflit du passé dont tout le monde parle qui opposait autrefois le côté paternel et maternel ?) Des questions que j'appellerai des points mystères qui entourent le roman en grande quantité durant la majeure partie du livre et qui trouvent quelques petits début de réponses dans ce premier tome.

Les personnages sont peu nombreux lorsque le récit se lance mais beaucoup trop par la suite... J'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver entre le début du livre où ils sont une minorité et l'après-moitié du roman où ils débordent. Un point important que je souligne puisque même si dans pratiquement tout le roman on suit Eliot et Fiona, je trouve qu'il aurait été intéressant de découvrir les autres personnages avec plus de profondeur puisqu'au final, à cause de ce manque de visibilité je ne me suis attaché à aucun d'entre eux.

L'intrigue met énormément de temps à se mettre en place ; il faut attendre d'avoir dépassé la moitié du livre pour qu'elle daigne enfin se montrer (sûrement à cause de l'introduction à l'univers de l'auteur qui dure pendant les 220 pages du livre). Un point fixe bien représentatif qui va bouleverser totalement l'histoire ainsi que ses personnages dans une descente aux enfers.

La mythologie développée ne m'a pas intéressé qu'en partie. Peut-être est-ce dû au genre du livre qui ne correspond pas vraiment à ceux que je préfère (ce que j'ai remarqué une fois l'avoir lu) ou alors était-ce une mauvaise période pour s'y intéresser ? Le positif dans tout ça c'est que j'ai quand même beaucoup aimé ces débuts de réponses qui nous sont donnés vers la fin du livre.

Les points positifs : un univers intéressant à découvrir, une histoire sympathique à suivre, une mythologie qui m'a intéressé seulement en partie.
Les points négatifs : un style qui va trop dans les fioritures qui décrit les choses dont on pourrait très bien se passer, des personnages secondaires mis de côté à cause de la "surexposition" d'Eliot et Fiona.

Et même après avoir eu d'aussi mauvaises impressions pendant tout le roman, je misais tout sur la  fin ... mais au final on peut dire qu'elle ne va pas vraiment dans le spectaculaire et dans la chute. Eric Nylund nous offre ici une fin totalement basique où on se demande vraiment s'il ne se moque pas de son lecteur. Avec une histoire qui est malgré tout prenante, je m'attendais à un final beaucoup plus travaillé et qui aille dans le rebondissement... une grosse déception là aussi.

Après avoir vécu un véritable enfer en compagnie de ce premier tome je peux dire que j'ai eu ma dose. Le tome 2 peut rester là où il est car il ne verra jamais le jour entre mes mains décortiqueuses-livres. Le plaisir n'a pas du tout été là en lisant ce tome 1 alors même si avec le tome 2 cela changerait peut-être, honnêtement je n'ai pas envie de poursuivre une aventure qui a si mal débutée à mes côtés.

En conclusion, si je tire le bilan de cette lecture celui-ci s'avère catastrophique. Dans ce premier tome de la saga Le Pacte des Immortels il n'y a pas vraiment d'action, le rythme est assez plat et on ne fait qu'en apprendre plus sur nos héros sans s'intéresser aux autres personnages dans une ambiance "routinesque". L'univers est peut-être intéressant à découvrir mais il n'empêche que l'intrigue tarde à montrer sa fine partie qui nous est dévoilée dans ce tome 1 ; c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Une lecture où le plaisir n'a pas été au rendez-vous.

3 commentaires:

  1. je passe, mais ton émoticone me fait vraiment marrer !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Celle de ma nouvelle chronique va sûrement aussi te faire marrer ^^

      Supprimer